Menu

ACTUALITÉS

À l’heure où nous finalisons cet avis le monde agricole est de nouveau traversé par une crise. Les difficultés des agriculteurs sont de plus en plus nombreuses face aux normes qui s’accumulent, aux aléas climatiques qui impactent les récoltes, au contexte international, à la concurrence, à l’incertitude sur les prix pratiqués par la distribution et aux contraintes administratives… Rien n’a vraiment changé depuis le début de l’année 2024.

Pourtant lors des diverses auditions que nous avons réalisées auprès des professionnels, à notre étonnement aucun n’a fait mention de cette situation. Elle était sans doute pourtant dans tous les esprits.

Cette saisine de la Métropole nous aura permis de découvrir plus en détail un univers qui fait partie de notre quotidien, mais reste encore assez méconnu. Notre territoire peut s’enorgueillir de disposer d’une filière diversifiée et de professionnels investis.

Nous le savons tous, les agriculteurs de notre métropole ont un rôle majeur sur notre territoire. Ils ont façonné les paysages qui participent à la qualité de vie, appréciée tant par les habitants que par les nombreux visiteurs. Et ils ont également la responsabilité de contribuer à l’alimentation des jeunes et des moins jeunes.

Cet avis se donne pour ambition de dresser un état des lieux des forces et faiblesses de notre secteur agricole, et de dessiner des pistes qui pourraient contribuer à lui donner toute sa place sur notre territoire, pour les années à venir.

Le sujet de la santé, et par extension celui de l’offre de soins du territoire, est au coeur de la réflexion du Conseil de développement, tant il participe à la qualité de vie et au bien-être de chacune et chacun.

Et la sollicitation de la collectivité est l’illustration que le Conseil de développement est reconnu comme une instance pertinente en matière de prospective et d’éclairage des décisions publiques.

Il n’aura échappé à personne que cette saisine intervient dans un contexte de polémique, par voie de presse interposée, sur un éventuel projet privé de création d’une méga clinique qui pourrait s’implanter sur la commune de La Crau.

Nos réflexions et nos auditions ne se sont à aucun moment focalisées sur cette dimension et cette polémique, car celle-ci n’éclaire pas sur la réalité de la situation en matière de capacités sanitaires et hospitalières. C’est donc prioritairement sur la question des capacités du

territoire à répondre aux besoins de la population, et à l’évolution de ces besoins, que nous avons souhaité porter notre attention et formuler des recommandations.

Le sujet mérite de prendre un peu de recul et d’analyser les interactions parfois complexes entre les différents protagonistes, et ne jamais perdre de vue l’intérêt général du territoire, de notre aire métropolitaine. Tout cela en ayant toujours à l’esprit les objectifs de développement

durable, véritable boussole pour un développement soutenable.

Bien évidemment, compte-tenu du délai imparti pour réaliser cet avis, nous ne visons pas l’exhaustivité mais nous ambitionnons bel et bien de proposer une vision générale, des enjeux et des moyens, ainsi que des trajectoires qui permettraient d’apporter une valeur-ajoutée à la population.

Ce Contrat de Baie porte des ambitions fortes et déploie une série de modalités pratiques pertinentes pour atteindre ses ambitions, décomposées en grands enjeux thématiques que sont la réduction des pollutions, la gestion durable des ressources et l’amélioration des fonctionnalités naturelles des milieux terrestres et marins en lien avec la gestion du risque. Un point important pour le Conseil de Développement concerne le volet animation et l’intention d’associer des acteurs du territoire dans le cadre d’une gouvernance partagée.

Dans ce cadre, le Conseil de Développement après avoir entendu l’exposé des techniciens chargés de l’élaboration de ce document souhaite être pleinement associé au développement des actions pédagogiques en direction du grand public ainsi qu’à l’animation et au pilotage du Contrat de Baie des Iles d’Or.

En effet, au-delà des actions de prévention et de préservation préconisées dans ce document, le Conseil de Développement considère que la société civile a non seulement un rôle important à jouer dans la diffusion de ces préconisations mais aussi que les acteurs économiques de notre territoire peuvent trouver dans les actions qui en découlent de nombreuses opportunités pour valoriser économiquement les procédés, les bonnes pratiques, notamment en termes de recherche et de développement.

Le Conseil de Développement propose ainsi qu’une commission de travail puisse être constituée pour définir les axes d’une stratégie économique découlant de la mise en œuvre de cette politique, notre territoire disposant dans ce domaine de tous les atouts et potentiels nécessaires pour devenir en cette matière un territoire de référence et d’excellence.

Le débat sur la mobilité urbaine tient une place croissante dans celui, plus large, sur le devenir de notre société. Il montre bien que le bilan des échanges comporte des facteurs positifs (le service rendu par les destinations économiques ou récréatives, le lien social) et des facteurs négatifs (le coût du déplacement en temps et en argent, les nuisances induites, les frais de maintenance des ouvrages empruntés).

Si les questions sont nombreuses et les décisions lourdes à prendre, le territoire se construit depuis bien longtemps et des réseaux ont toujours été nécessaires pour les irriguer. Les déplacements des personnes et des biens ont toujours été au centre des préoccupations urbaines et leur gestion et leur organisation en deviennent maintenant des enjeux majeurs.

Inventer de nouvelles pratiques de mobilité doit pouvoir favoriser le bien être de la population et la compétitivité des territoires en général et en particulier, celui de Toulon Provence Méditerranée.

Le Plan de Déplacements Urbains 2015 – 2025 traduit une vision moderne du développement territorial mêlant l’urbanisme aux besoins en déplacements qu’il engendre tout en s’inscrivant dans une démarche durable, ouverte et participative de l’ensemble des nombreux acteurs qui y contribuent. Il transforme nos contraintes en opportunités et inscrit l’agglomération dans une nouvelle ère, dans une ambition de meilleure reliance des citoyens et d’innovation porteuse d’attractivité pour le territoire.

Les transports en commun sont abordés dans leur globalité et leur hiérarchisation permet d’apporter une réponse pertinente aux différents besoins de la société. Le renforcement de leur maillage contribue à l’amélioration de leurs interfaces nécessaire pour optimiser l’offre dans un contexte financier contraint pour les collectivités.

L’usage de l’automobile doit être maîtrisé sans pour autant le contraindre tout en offrant des alternatives crédibles et suffisamment incitatives. L’organisation des flux avec un nouveau partage de l’espace public apportera une réponse aux modifications de comportement de mobilité souhaité avec un report sur la marche à pied et le vélo dans les hyper-centres et aux transports en commun dans les secteurs denses.

La promotion, à travers notamment les nouvelles technologies, de ces changements sociétaux souhaités au quotidien dans le mieux vivre ensemble permettra sans nul doute la valorisation des actions menées dans ce Plan de Déplacements.

Le Conseil de Développement de TPM souligne la qualité du travail effectué, du document produit, ainsi que des précisions qui ont pu être apportées lors de la présentation en commission et s’inscrit donc favorablement dans la vision pragmatique du territoire proposée par ce Plan des Déplacements Urbains 2015 – 2025.  Il recommande la même rigueur d’exécution dans sa mise en œuvre, prenant en compte la dynamique démographique et économique de notre territoire.